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Saint-Cyr ferme ses portes en 1940 et est bientôt occupée par l’ennemi.
Reformée à AIX-EN-PROVENCE dans le cadre de Armée de l’Armistice, elle
continue à instruire trois promotions, côte à côte avec l’Ecole de
SAINT-MAIXENT, jusqu’en novembre 1942 où l’invasion de la zone libre par
l’Armée Allemande provoque sa dissolution.
La plupart des élèves
rejoignent les rangs de la Résistance, certains gagnent les chantiers de
jeunesse, tandis que d’autres tentent d’atteindre l’Afrique du Nord pour
reprendre le combat.
L’occupation complète de la métropole et la nécessité de former rapidement
des officiers aptes à encadrer les Forces Françaises de la libération, exigèrent
a création d’une école de formation d’officiers sur le sol Africain.
L’Ecole de CHERCHELL vit le jour en 1942 sur la terre Algérienne et
constitue alors une innovation complète, car outre son caractère interarmes,
elle groupe pour la première fois des Saint-cyriens et des candidats issus des
Corps de Troupe.
Cette formule répond au souci primordial de créer une école de formation
unique
pour tous les jeunes officiers de l’Armée de Terre.
Unique parce qu’elle doit assurer l’encadrement en officiers de
toutes les Armes. Les réalités du
champ de bataille mettent en lumière l’étroite solidarité qui lie tous les
officiers, indépendamment de leur Arme. Il faut donc que les futurs chefs reçoivent
à la base une même formation et un n esprit interarmes. Unique
encore
parce qu’elle réunit dans les mêmes unités d’instruction, des candidats
sortant des lycées et admis à l’Ecole après un concours de niveau élevé
et ceux, déjà Sous-officiers, qui ont acquis dans les Corps de troupe une expérience
certaine du commandement et de la vie militaire.
CHERCHELL forme ainsi la majeure partie des jeunes cadres de l’armée
de libération, rassemblant des vocations aussi diverses qu’affirmées :
évadés de France par Londres ou l’Espagne, arrivés d’Afrique, cyrards ou
anciens sous-officiers.
En 1944, l’Ecole d’Elèves Aspirants de CHERCHELL devient l’Ecole
Militaire Interarmes. En juin et juillet 1944, les bombardements alliés qui préparent
le débarquement en Norman die détruisent complètement le village et I’Ecole
de Saint-Cyr.
Les reliques du Musée, les archives qui retracent l’histoire de ses
132 années d’existence sont anéanties.
Au cours de la seconde guerre
mondiale, Saint-cyriens et Officiers d’origine « Corps de Troupe » avaient
donné leur vie pour leur pays sur les champs de bataille de Norvège, de
France, d’Afrique, d’Italie, d’Allemagne et d’Indochine. Beaucoup d’entre eux
étaient tombés dans le maquis qu’ils animaient, ou avaient disparus dans
l’affreux anonymat des fosses communes des camps de déportation.
Trois Saint-cyriens furent élevés à la dignité de Maréchal de France : LECLERC, de LATTRE (à titre posthume) et JUIN.
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