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L’Histoire
de la formation des Officiers de l’Armée de terre reflète, de RICHELIEU
jusqu’à nos jours, le souci constant des gouvernements successifs de la
France, de donner aux jeunes gens qui ont la vocation du métier des armes, l’éducation
la mieux adaptée à leurs futures tâches d’Officiers.
Les différentes formules auxquelles Ancien Régime et ceux qui lui ont
succédé eurent recours témoignent ainsi du désir d’obtenir les meilleurs résultats
possibles en liant la formation des Officiers à l’évolution profonde des
structures de notre Armée.
Bonaparte, qui eut le privilège de recueillir par son éducation tout
l’héritage intellectuel du XVIII siècle, lorsqu’il fut parvenu au faite du
pouvoir, s’inspire de son expérience d’ancien élève des Ecoles de Brienne
et de Paris pour recréer, après la césure de la Révolution, une Ecole
Militaire susceptible de fournir les nouveaux et nombreux Officiers nécessaires
à l’encadrement de l’Armée Nationale. Depuis lors, la mission de cette
Ecole et de celles qui lui furent apparentées, demeure constante, et cette très
longue tradition du service de la Patrie à travers l’Etat inspire toujours
les instructeurs des futurs Officiers de notre Armée.
Les
techniques changent, les Structures évoluent, les hommes passent, l’esprit
demeure.
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Depuis le 1er Mai 1802,
date de sa création un certain nombre de principes président à la vie de l’Ecole
Spéciale Militaire et ont été reconduits récemment lors de la création de
l’Ecole Militaire Interarmes.
Tout d’abord la nature très ouverte du recrutement des Elèves. Ils
sont, et ils ont toujours étés issus de toutes les composantes de la
population, ce qui fait du Corps des Officiers une image fidèle de la nation.
Ensuite, la participation des élèves à leur propre formation et l’équilibre
toujours recherché entre la réflexion et l’action dans des études qui
harmonisent l’instruction militaire, l’enseignement général et l’entraînement
physique.
Puis, la vocation interarmes de l’Ecole, plus ou moins affirmée selon
les époques.
Enfin, le respect de la Tradition, celle qui élève le coeur et dirige
l’action, c’est-à-dire le culte de l’Honneur et le Service de la Patrie.
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